Louis Pommeraye

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Mon nom complet : Louis-Ange-Hyacinthe Pommeraye !
Je suis né le 8 août 1806 à Saint-Père-en-Retz, 5ème et avant-dernier enfant de Sophie Pommeraye et, comme mes autres frères et soeurs, de "père inconnu" - ou pas ! C'est pourquoi je porte le nom de notre mère.

En 1823, j'ai 17 ans et travaille comme clerc de notaire à Saint-Père-en-Retz, puis à Frossay et enfin à Nantes dès 1829.

Le 27 janvier 1833 je prends la succession de Me Serrault et le 22 août de cette même année, j'épouse la fille d'un riche négociant nantais : Marie-Louise Besnier.

J'abandonne mes études en 1836 pour me lancer dans les affaires. J'y déploie une grande activité et brasse des sommes d'argent considérables. Ainsi, le 1er juillet 1837, avec mon beau-père et quelques riches négociants nantais je deviens acquéreur de la forêt du Cellier. C'est donc plus de 207 hectares à ma disposition !

En 1840, lors de la création de la Société des Courses de Nantes, je deviens le trésorier-adjoint de la société Pommeraye et Cie dont je deviens le gérant.
Mon projet : construire un passage couvert imaginé par l’architecte Jean-Baptiste Buron, abritant boutiques de luxe et lieux d’habitation, qui ferait la jonction entre le quartier des affaires par la rue de la Fosse et celui de la culture par la rue Santeuil.
Le passage est un succès, mais la crise économique de 1846 survient et en 1848 les premiers procès sont intentés pour le non-remboursement des emprunts.
Ruiné, je me réfugie avec ma famille chez mon beau-frère à Saint-Père-en-Retz où je décède subitement le 6 août 1850.
Je laisse une épouse et 7 orphelins dans la misère qui obtient la gérance d’un bureau de tabac pour nourrir nos enfants au nom de qui elle renonce à la succession, celle-ci ne comportant que des dettes. 

LE PASSAGE QUI PORTE MON NOM
J'ai donné mon nom à ce lieu emblématique de Nantes. C’est un passage particulièrement apprécié que les Nantais d’hier et d’aujourd’hui empruntent pour passer d’un quartier à un autre, pour flâner en admirant les innombrables détails et symboles, les ferronneries, les statues allégoriques de la ville, ou encore pour le simple plaisir du lèche-vitrine.